Ce que la Comunitat Valenciana a fait de plus proche d'une réglementation des associations cannabiques, c'est une motion, en 2017, demandant une étude. Elle a été adoptée. Elle n'a rien changé, et elle ne pouvait rien changer. Voici ce qui s'applique réellement à un club de Valence. État du droit au 21 août 2026.
La motion qui n'était pas une loi
En juin 2017, une proposición no de ley a été déposée aux Corts Valencianes, portée par le Fòrum Cannàbic Valencià et soutenue par quatre groupes parlementaires, demandant une commission d'étude sur l'accès médical et l'autoculture. Une proposición no de ley est une résolution politique. Elle ne crée aucun droit, n'impose aucune obligation et n'autorise rien.
Les Corts seraient-elles allées plus loin que cela aurait échoué. Après l'annulation de la loi navarraise par la STC 144/2017 et de la loi catalane par la STC 100/2018, aucune communauté autonome ne peut réglementer la fourniture, la délivrance ou la consommation de cannabis : c'est une compétence pénale de l'État. Seules les Cortes Generales pourraient agir ; elles ne l'ont pas fait.
Le registre qui compte vraiment — et ce qu'il ne prouve pas
Les associations valenciennes s'inscrivent au Registro de Asociaciones de la Comunitat Valenciana, et la police voit dans l'absence d'inscription un signal d'alerte, sans pour autant voir dans la présence une autorisation. Toute la pratique tient dans cette nuance. L'enregistrement est déclaratif : il acte l'existence de l'association et publie ses statuts. Il ne dit rien du cannabis.
L'inverse, en revanche, est parlant. Quand un club de la province a été fermé en 2023, la presse a relevé qu'il n'avait ni licence municipale ni inscription au registre régional. Un club incapable de te montrer l'une ou l'autre te dit quelque chose.
Ce que le Tribunal suprême a tranché
Un adulte peut consommer et détenir du cannabis dans un lieu privé. C'est dépénalisé, pas légalisé — pas d'infraction, mais pas de droit, et aucun moyen licite d'en acheter. Dans la STS 484/2015, le Tribunal suprême a jugé en formation plénière que la culture et la distribution organisées, avec une vocation de permanence et ouvertes à de nouveaux membres, relèvent du trafic au sens de l'article 368 du Código Penal — et non de la consommation privée partagée que couvrait l'ancienne doctrine. Il n'a cessé de le redire depuis, en dernier lieu dans la STS 328/2025, qui y ajoute le délit distinct d'association illicite.
Une cotisation ne change rien à l'analyse. Dès lors que le paiement suit la quantité emportée et que l'association ne contrôle plus rien ensuite, les juges lisent une vente.
Parrainages, délais d'attente et leur poids réel
On te demandera le parrainage d'un membre déjà inscrit, et on te dira d'attendre avant de retirer quoi que ce soit. Aucune loi espagnole n'impose l'un ni l'autre. Les deux viennent du code de bonnes pratiques que les associations se sont donné. C'est un indice raisonnable sur le sérieux de la maison, et ce n'est la conformité à aucun texte en vigueur.
Dehors, les règles changent du tout au tout
Consommer ou porter du cannabis dans la rue, sur la Malvarrosa, dans le jardin du Turia ou dans un bus constitue une infraction administrative grave au titre de l'article 36.16 de la Ley Orgánica 4/2015, et la fourchette des infractions graves va de 601 € à 30 000 €. Elle s'applique que le cannabis ait été destiné à quelqu'un d'autre ou non. Russafa, El Carmen et Benimaclet sont surveillés pour cela, comme le sont Gandia, Sagunto et Torrent, et une carte de membre ne protège plus dès le premier pas hors de la porte de l'association. Nos conseils de sécurité couvrent le reste.
Les Fallas méritent une pensée à part. Une rue pleine de monde reste une rue.
Ce qu'est cet annuaire, et ce qu'il n'est pas
C'est un annuaire d'information. Il recense les associations de Valence et de sa province, et il vend le FastTrack : l'adresse et les coordonnées d'un club, transmises directement. Il ne vend pas de cannabis, il ne vend pas d'adhésion, et il ne peut te faire admettre nulle part. Commence par la recherche de clubs, la carte, ou la foire aux questions.
Une fiche est une information sur un établissement. Ce n'est ni une recommandation, ni une affirmation que l'établissement exerce licitement.














